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Ciel bleu, orages en vue

Une économie explosive

“La croissance est de retour”, beau slogan maintes fois entendu cette année. Mais bon, 1,9% en France en 2017 pour 2,4% en moyenne en UE, il n’y a pas de quoi pavoiser. Et puis, le thermomètre “croissance” est-il toujours le bon indicateur de la santé d’une économie en transformation ? Quand vous allez vers plus d’achats directs aux producteurs, vous réduisez le coût final donc une baisse de création de valeur. Et pourtant c’est mieux pour les deux partis. Donc avec les économies de circuit court, circulaire, de la fonctionnalité, vous changez le prisme de la sacro-sainte croissance. Et la relative décroissance que cela engendre fait gagner en qualité de vie et des relations. Alors où se trouvent les bons indicateurs, thermomètres d’aujourd’hui et de demain ?

Les bourses mondiales sont au beau fixe. Toutes gonflées par les énormes liquidités monétaires que les banques centrales ont répandu pour relancer l’économie après la crise de 2008. Mais cet argent n’est pas allé suffisamment à l’économie réelle. Les banques et autres intermédiaires financiers s’en sont servis pour spéculer. Merci à eux car ainsi plusieurs “bulles” se sont créées et personne ne sait les résorber. Donc mécaniquement cela va exploser et nombre d’économistes alertent ouvertement sur le sujet. Seule la date est inconnue. On attend l’étincelle. Mais surtout aucun pompier n’a l’extincteur. La prochaine crise financière sera d’une violence inégalée. Car depuis les années 80 et l’avènement du néolibéralisme, quelques dirigeants et spéculateurs ont dévoyé le capitalisme. Nous sommes au bout de l’impasse d’un monde économique, social et environnemental soumis à la financiarisation mortifère, cette dérive cancéreuse du capitalisme de production.

Un chamboulement social

En 2017, les 500 hommes les plus riches du monde ont vu leur fortune estimée s’amplifier de 1.000 milliards de dollars. Ecrit autrement : 1.000.000.000.000 $ c’est mieux. Et les entreprises supranationales qui ne paient quasi aucun impôt et affichent des résultats et des trésoreries en milliards de $, est-ce normal dans un bon équilibre économique ? Selon la Banque Mondiale, pour la première fois en 2017, moins de 10% de la population mondiale vit en dessous du seuil de pauvreté, mais 13,6% des Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit près de 9 millions d’hommes, femmes et enfants. Taux en hausse constante comme dans tous les pays de l’OCDE.
D’un côté des ultra-riches et de l’autre des ultra-pauvres au sein même des “grandes puissances” économiques. Trouvez l’erreur ! Les salaires sont tendanciellement à la baisse comparés aux revenus du capital. Pas tous les salaires puisqu’en 20 ans, l’échelle des rémunérations en entreprises privées est passée d’un rapport de 1 à 14 à un rapport de 1 à 40 !
Or dans une économie saine, c’est la transformation de la matière (ou du service) par le travail humain (ou l’intelligence) qui crée de la Valeur. Les gains de productivité ou de gestion devraient se retrouver autant dans les salaires que dans les dividendes.

Ainsi l’économie va cul-par-dessus-tête et jusqu’ici, comme dit la chanson, “tout va bien Mme la Marquise”. Sauf que l’explosion économique ajoutée à la pression sociale, c’est un cocktail détonant. Reprenez seulement le scénario de 2008 après la faillite de Lehman Brothers, durant 3 jours le système bancaire s’est arrêté de fonctionner jusqu’à ce que les Etats se portent garants des échanges inter-bancaires et s’endettent pour faire repartir l’économie.
Mais là en 2018, les Etats sont quasi tous surendettés, donc la bouée de sauvetage des banques n’existe plus. Et on fait quoi face à une crise financière qui sera plus violente que 2008 ? La barbe à papa financière devra revenir au morceau de sucre du départ. Un peu ce qui est arrivé aux Grecs. Mais cela au niveau mondial. Et là, vous le voyez comment le scénario ?

Voilà pourquoi je ne vous souhaite pour 2018 que des vœux d’humanité et de bienveillance car c’est ce qu’il manque à la planète financière qui nous prépare un beau merdier. Mais pourvu que le vrai capitalisme de production avec de nouveaux indicateurs et avec des Etats redistributifs des richesses reprenne pied au plus vite avec tout ce que l’Homme peut inventer de bon.

Pour contacter Bruno Hubert : 06 74 75 25 84

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